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MON VILLAGE.
Au coeur de Paris.
L'histoire est également racontée par des bornes situées:
rue Montorgueil, rue Marie Stuart, rue Dussoubs, rue Léopold Bellan, rue Montmartre, rue Tiquetonne, rue Réaumur, rue Mandar.
Et aussi: Place des victoires, Mairie du 2e arrondissement, rue saint Denis, au "Rocher de Cancale", devant la pâtisserie Stohrer, à la cour des miracles, à la bibliothèque Nationale, à l'église Notre-Dame des victoires et à la Tour de Jean sans Peur.

Une mosaïque de villages
La loi du 1er janvier 1860 a divisé Paris en vingt arrondissements et quatre-vingts quartiers, quatre par arrondissement. Pourtant au début du siècle, les parisiens restent encore attachés à l'âme de leur "village".
Avec ses 99 hectares, le 2ème est le plus petit de la capitale. A l'est, les rues des petits carreaux et Montorgueil sont fréquentées par une foule de marchands, de paysans, de clients bigarrés et de "forts des Halles". Tout ce quartier est marqué par le tourbillon permanent des petits maraîchers de la proche banlieue, des commissionnaires et des commerçants de bouche.

L'Eglise des Halles
Vers la fin du 12ème siècle, existe sur la rive droite une vaste étendue appelée "Champeaux", Philippe Auguste y installe un marché, les futures Halles de Paris. Le quartier s'anime rapidement et vers 1213 on trouve trace d'une chapelle Sainte-Agnès, sise à l'entrée du chemin de Montmartre.
La tradition nous rapporte qu'un bourgeois de Paris nommé Alais avait prêté de l'argent au roi. Ne pouvant le rembourser, celui-ci l'autorisa à prélever un denier sur chaque panier de poisson vendu aux Halles. Les revenus furent si importants que notre bourgeois, pris de remords, fit édifier une chapelle dédiée à Sainte Agnès, jeune martyre romaine.
Très tôt le vocable de saint Eustache se substitue à celui de sainte Agnès qui demeure la patronne primitive. En 1223, l'église est érigée en paroisse. L'église saint Eustache fut édifiée de 1532 à 1640.

La rue Montmartre
Elle doit son nom, depuis 1200, à l'abbaye de Montmarte construite en 1133 pour les "Dames de Montmartre". Là, dit-on, Henri IV se donna du bon temps, en 1590, lors du siège de Paris.

La rue Turbigo
est une ville d'Italie, en Lombardie, sur le Naviglio Grande et le Tessin. Les français y remportèrent deux victoires sur les autrichiens, le 31 mai 1800 et le 2 juin 1859. C'est en souvenir de la seconde bataille, dans laquelle les troupes françaises étaient menées par Mac-Mahon, qu'une rue de Paris prit le nom de cette ville italienne en 1864.

La rue Etienne Marcel
Elle existe depuis 1881. Etienne Marcel et la révolte parisienne (1356-1358): défait à Poitiers et capturé par les Anglais en 1356 , Jean le Bon dut prendre le chemin de l'exil, laissant le pouvoir à son fils aîné, Charles, duc de Normandie et dauphin de Viennois. Le prestige de la monarchie était gravement terni, et le Dauphin, à peine âgé de dix-huit ans, sans expérience politique, allait devoir affronter les mécontements de tous ordres. L'assemblée des trois Etats convoquée par lui en octobre 1356 au palais de la Cité pour régler les problèmes du gouvernement et de la sécurité du royaume, tourne rapidement au procès des conseillers du roi et à l'exigence de réformes. Le parti des contestataires est mené par l'évêque de Laon, Robert Le Coq , partisan du roi de Navarre, Charles le Mauvais , beau-frère du Dauphin, emprisonné pour ses intrigues et dont la libération est exigée. Energique et entreprenant, le prévôt des marchands Etienne Marcel , grand marchand drapier issu d'une ancienne lignée bourgeoise parisienne, prend en main la défense de la ville et, son influence grandissant, fait échouer un projet de réforme monétaire projeté par le dauphin. C'est sous son influence également qu'est promulguée l'ordonnance de mars 1357 introduisant un certain contrôle du gouvernement royal par les Etats. La lutte pour le pouvoir tourne bientôt à un affrontement direct et de plus en plus violent entre le dauphin et le prévôt des marchands. Soutenu d'abord par la population parisienne, celui-ci organise Paris sur le modèle des villes flamandes et donne à ses partisans un signe de ralliement, le chaperon rouge et bleu. Il est introduit au Conseil en mars 1358, mais le Dauphin s'enfuit peu après de la capitale dont il entreprend le blocus tout en convoquant de nouveaux Etats à Compiègne. Aux abois, Marcel fait d'abord appel aux paysans révoltés du Beauvaisis, les Jacques , qui sont finalement écrasés, puis au roi de Navarre qu'il introduit à Paris et fait nommer capitaine général. L'entrée de troupes anglo-navarraises dans la ville suscite les mécontentements et renforce le parti du Dauphin : le prévôt est assassiné à la porte Saint-Martin le 31 juillet 1358 . La reprise en main de Paris qui s'ensuivit mit un terme à cette tentative d’affirmation de l’administration communale face à la toute puissance du pouvoir royal.

La rue Montorgueil
doit son nom au "mont Superbus" ou "mont Orgueilleux", elle existe depuis 1792. A l'angle avec la rue Etienne Marcel se situait, dans la muraille de l'enceinte de Philippe Auguste, la poterne du comte d'Artois ouverte en 1270 et démolie en 1498.

Le passage du grand cerf
Il est situé entre la rue saint Denis et la rue Dussoubs, dans le prolongement de la rue Marie Stuart. Il doit son nom à l'ancienne présence de l'hôtellerie du "grand cerf" qui existait en 1782 quand le lieutenant général de police Lenoir pensa à installer à sa place l'Opéra Comique mais ce projet ne vit pas le jour. De nombreuses voitures publiques et de messageries arrivaient à cet endroit.

Le passage de la Reine de Hongrie -
entre la rue Montmartre et le 17 de la rue Montorgueil.
Un peu avant la révolution, une jeune femme qui habitait ce passage alla porter à la reine Marie-Antoinette une pétition. La reine de France trouva une forte ressemblance entre Julie Bécheur et la reine Marie-Thérèse de Hongrie et elle le dit à la pétitionnaire. Celle-ci en fut flattée et raconta à qui voulait bien l'entendre ce que lui avait dit la reine. Si bien que par moquerie on la surnomma "la reine de Hongrie" et qu'on donna ce nom au passage qu'elle habitait. Mais la jeune femme poussa trop loin la ressemblance et au moment de la révolution, elle manifesta bruyamment de fortes convictions royalistes ce qui était maladroit à l'époque et ..... on la décapita.

La rue Mauconseil
Elle est connue sous ce nom depuis 1250. On suppose qu'il exista un seigneur de Mauconseil mais de 1792 à 1806, elle s'appela rue du Bon-Conseil.

La rue Tiquetonne
Rogier de Quiquetonne, un riche boulanger, habita cette rue sous le règne de Philippe de Valois, c'est-à-dire entre 1328 et 1350. La rue prit son nom dès cette époque qui fut déformée en Tiquetonne vers 1650.

La rue Marie Stuart
est située entre la rue Montorgueil et la rue Dussoubs, dans le prolongement du passage du grand cerf. Auparavant elle s'appelait "Tire-vit" à cause des péripatéticiennes qui la fréquentaient et ensuite "Tire-boudin". C'est depuis 1809 qu'elle porta le nom de la reine d'Ecosse et de France.
Au 26, une auberge"Le compas d'or" était installée au XVIe siècle. La cour comportait un ancien et vaste hangar abritant les diligences pour Dreux, Creil et Gisors. Sa charpente d'une portée de 15 mètres et d'une profondeur de 20 mètres reposait sur des piliers en maçonnerie.
Dans un des logements situés au fond de la cour, le 31 décembre 1834, Lacenaire et son complice Avril tentèrent d'assassiner un garçon de recettes. Le bâtiment abritait le restaurant "Philippe" célèbre dans la deuxième moitié du XIXe siècle. L'ensemble fut démoli en 1927 pour reconstruire l'immeuble actuel.

La rue Greneta
Le nom est attribué à l'ancien hôpital de la Trinité, numéro 28. En 1313, elle s'appelait de la Trinité puis elle se nomma successivement Derneteï, Derneta et Greneta depuis 1868. D'autres historiens de Paris pensent que "Greneta" provient de la construction, postérieure à celle de l'hôpital, d'un grenier ou d'un commerce de graines.

La rue Saint Sauveur
Cette rue doit son nom à l'ancienne église Saint-Sauveur qu'elle longeait depuis 1285. Ce fut vers 1248 que Saint Louis édifia, à la hauteur des numéros 2 et 4 actuels, une chapelle dédiée à Saint Sauveur. En 1537, une église plus vaste remplaça la chapelle. En 1776, cette église presque en ruines faillit être reconstruite mais la Révolution annula ce projet et finalement, à partir de 1800, elle disparut. Saint Louis baptisa sa chapelle Saint-Sauveur pour établir une relation entre elle et l'abbaye Saint-Sauveur de Messine, fondée en 1157.

La rue Dussoubs
Denis Dussoubs (1818-1851) qui protestait contre le coup d'Etat organisé par Napoléon III périt sur une barricade, rue Montorgueil, le 4 décembre. On donna son nom à la rue en 1881.

La rue des petits carreaux
Elle est située dans le prolongement de la rue Montorgueil. Au moyen âge, les pavés des rues étaient appelés des carreaux, d'où le nom de cette voie officiellement baptisée ainsi en 1640.

La rue Léopold Bellan
Elle porte le nom de ce conseiller municipal (1858-1935) du 2ème arrondissement depuis 1937.

La rue Bachaumont
Elle a été baptisée ainsi en 1900. Louis Petit de Bachaumont (1690-1771) est un littérateur qui écrivit des ouvrages: "Vers sur l'avènement du Louvre", "Essai sur la peinture, la sculpture et l'architecture" ... . Habitué, pendant quarante ans, d'un des plus célèbres salons de Paris, celui de madame Doublet, il y rencontra tout ce que la capitale comptait comme personnalité. Il narra ses rencontres dans des "Mémoires" très intéressantes. Pour ce document, on a d'ailleurs pu dire «Qui les a lus peut se dire qu'il a vécu pendant quelques heures la vie intime de Voltaire et de Louis XV».

La rue Mandar
François Mandar (1757-1845) est un architecte né à Marines (ancienne Seine et Oise) et il est décédé à Paris. Il fut professeur d'architecture à l'Ecole des Ponts et Chaussées. La rue ancienne «cour Mandar», porte ce nom car en 1790, cet architecte y fit bâtir plusieurs maisons dont la sienne au numéro 9.

www.chez.com/parismontorgueil

penseesduchaton
08/10/05